Vidéo : Miss Million Airess, l’Invader qui a traversé l’Atlantique pour les 80 ans du Jour J


En juin 2024, le Douglas A-26 Invader, baptisé Miss Million Airess, a repris son envol pour rejoindre l’Europe et participer aux commémorations du 80e anniversaire du Débarquement en Normandie.

Après plus de onze années d’immobilisation, l’appareil a été restauré en un temps record par l’équipe de maintenance de Million Air à Houston, et après trois semaines de travail acharné, l’A-26 a pu reprendre son envol.

Pour rallier la France, Miss Million Airess a emprunté la mythique Blue Spruce Route, itinéraire utilisé pendant la Seconde Guerre mondiale pour convoyer les avions vers le front européen. Cette route l’a menée du Texas à Goose Bay (Canada), puis via le Groenland, l’Islande, l’Écosse, avant d’atteindre Cherbourg.

Arrivé en France, l’Invader a survolé les plages du Débarquement, notamment Utah Beach, rendant ainsi hommage aux héros du 6 juin 1944.

Après les cérémonies, Miss Million Airess a poursuivi son périple en Pologne, en Autriche, en Allemagne avant de finir par le Royaume-Uni, et de repartir aux États-Unis après sa tournée européenne.

Pour revivre cette aventure exceptionnelle, découvrez le film « In The Shadows », un documentaire immersif d’une heure qui retrace cette traversée.

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12 Commentaires

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    • Marc Lecocq sur 30 novembre 2025 à 7 h 46 min
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    Un A-26 Invader en état de vol en Europe, une super bonne nouvelle. Esperons le voir présenter en vol prochainement dans les 3 plus gros meetings en Europe.

    1. Bonjour Marc, l’A-26 et reparti aux États-Unis, après sa traversée et son tour européen.

    • deschamps sur 30 novembre 2025 à 18 h 44 min
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    Whaooooh ! Merci, merci !! Comme on dit au Québec : j’ai mon voyage !!!

    • Jean-Mi sur 2 décembre 2025 à 10 h 11 min
    • Répondre

    Je reste déçu de la partie aérienne lors des commémorations du débarquement. Et j’habite sur place.
    Pour les 80 ans, je savais grâce à moult messages que de nombreux DC3 / C47 ont fait le déplacement, comme chaque année. Ils étaient basés à Cherbourg, et un autre à Caen Carpiquet. Je n’étais absolument pas au courant pour cet A-26 et pourtant j’ai fais la tournée des commémorations ! Dommage non ? Jamais entendu parlé !
    Problème : ces dizaines de C47 organisés et venant de très loin ont été absolument invisibles du public ! Aucun survol des plages en groupe, aucune journée d’accueil du public (forcément, un aérodrome modern est un bunker fermé au public), et surtout, aucune participation au meeting d’Arromanches !
    Les seuls warbirds vus à Arromanches étaient le C-47 qui était à Carpiquet (donc hors organisation des autres) et les chasseurs venus de la Ferté-Alais ! Spit et P-47, seuls warbirds du meeting !
    Cherbourg, c’est au bout du monde avec les restrictions de déplacement pendant les commémorations. Et l’aéroport impossible d’accès.
    Seuls des C-130 hercules américains faisaient des passages partout ! Même à Sainte-Mère-Eglise malgré la présence de dizaines d’anciens combattants du D-day, quasi tous centenaires+ !
    Rien à Sainte-Mère-Eglise, rien à Pégasus Bridge ! Ou est l’aviation ? C’est très dommage.

    1. Contrairement à ce que vous dites, l’aéroport de Cherbourg-Maupertus était parfaitement accessible, même pendant le passage du président, et l’A-26 s’est posé le 04-06-2024. Il est resté 2 jours avant de repartir pour son périple et retour aux USA. Il y avait sur le terrain 18 C-130 (toutes versions), 9 DC-3/C-47 (dont 3 stationnés en France) et 7 warbirds, sans compter tous les appareils pour le transport des VIP et les 3 A-400M, etc.
      Cordialement,
      Philippe G.

        • Jean-Mi sur 9 décembre 2025 à 8 h 52 min
        • Répondre

        Oui, très bien, très heureux de cela… Mais ces avions ont été totalement invisibles du grand public parce que personne ne savait qu’ils étaient là ! Aucun survol de masse des plages du Débarquement (situées d’ailleurs à l’autre bout du département). Cet A-26, même en étant passionné d’aviation ancienne et en suivant l’actualité, et habitant du côté de Caen, je n’ai entendu parler nulle part de sa présence ! Alors imaginez pour le grand public… Caen-Cherbourg, c’est 1 h 45 de route.
        Je savais pour les C-47, je m’attendais à un passage de masse pour le meeting d’Arromanches, et donc… rien. La PAF, les avions venus de La Ferté-Alais indépendamment de ceux de Cherbourg, juste un peu de show (30 mn ?) en ouverture (1 C-47 décor civil d’après-guerre, 1 Spit, 1 P-47, présentés ensemble puis en solo), et tout le reste des démos par, majoritairement, l’armée de l’air. Ah si, la patrouille de C-130 américains qui survole tous les jours les plages, mais ce qu’on veut voir, c’est des C-47, pas des C-130.
        6 C-47 et un A-26 ont traversé l’Atlantique (ou venu de l’autre bout de l’Europe) pour rester deux jours alors qu’on parle des 80 ans d’un événement majeur du XXᵉ siècle ? Tous ces efforts pour n’être visibles que de quelques passionnés très bien renseignés ? C’est mal payer les efforts et les risques pris.
        À Sainte-Mère-Église, alors que des dizaines de vétérans centenaires étaient acclamés par la foule nombreuse, il aurait été judicieux qu’un stack de ces C-47 basés à Cherbourg, peints comme il faut, survole à plusieurs reprises la place, au lieu des C-130 modernes. De même pour le A-26.
        Pour les 70 ans, on avait vu des warbirds voler dans la zone pendant plusieurs jours, y compris Lancaster, patrouilles de Spit, etc.
        C’est pas grave, mais c’est dommage.
        Cordialement,
        Philippe G.

        • Jean-Mi sur 9 décembre 2025 à 10 h 27 min
        • Répondre

        PS: je ne pense pas que l’aéroport de Maupertus ait été si accessible que ça, au vu des interdictions fermes de déplacement en voiture pour le grand public dans les zones de commémoration, y compris pour les résidents. Accéder au tarmac pour voir ces avions de près et rencontrer leurs équipages, c’est hautement impossible quand la moitié des présidents et des ministres du monde se sont posés là. Les avions visibles ? Vous devez vouloir dire depuis le grillage de clôture, si les forces de l’ordre n’ont pas interdit l’accès. (Vu à Caen-Carpiquet : circulez !)
        Cordialement,
        Philippe G.

          • Solo sur 11 décembre 2025 à 6 h 43 min
          • Répondre

          Vous avez tout faux mon cher Monsieur. En provenance de Brive, j’y suis allé chaque jour ( du 02 au 09 ) depuis mon lieu de résidence en périphérie de Cherbourg sans le moindre soucis ( pas de barrages, pas d’interdictions, que de toutes petites restrictions passagères à l’arrivée des VIP ). Au pied de la tour, nous étions plus de 100 spotter avec les escabeaux et échelles télescopiques . Il y avait même, au départ de la salle d’embarquement la possibilité d’aller aux avions en groupes constitués et encadrés par les personnels de l’aéroport et volontaires pendant les creux de trafic aérien . La rencontre avec les équipages se faisait à l’aéroport ! Je suis même monté à la vigie pour faire des clichés .

            • Jean-Mi sur 11 décembre 2025 à 11 h 08 min

            Merci pour cette information, sincèrement ,je suis très heureux de l’apprendre, un an et demi après… Pourquoi personne n’était au courant ? Quel public était là en dehors des spotters et des locaux de l’aéroport qui ont vu arriver ces avions en vol et se sont rapprochés par curiosité ? Quel nombre de visiteur estimé ? (Et je pense surtout à ceux qui ne sont pas passionnés d’aviation)
            Pourquoi ces avions n’ont ils pas survolés régulièrement les plages du débarquement pendant les cérémonies alors que leurs équipages ont dépensés des milliers de dollars et de potentiel moteur pour traverser l’atlantique, et que cela aurait été la meilleure des récompenses pour eux et le meilleur moyen de montrer leurs avions au plus grand nombre. Mais surtout de rendre hommage aux aviateurs qui sont enterrés dans les nombreux cimetières militaire du coin.
            Je pense qu’il y a la un gros problème de communication, tous les ans, et donc un gros problème de visibilité. Encore cette année des C47 sont venus à Cherbourg, et n’ont été visibles nulle part, même pas aux infos locales qui pourtant couvrent toutes les cérémonies.
            J’arrête là, ça ne semble choquer que moi. Tans pis.

    • PHILIPPE GUERIN sur 12 décembre 2025 à 11 h 26 min
    • Répondre

    Bonjour,
    Je confirme les propos de Solo : j’étais à Cherbourg, à Carentan, et à Saint-André-de-l’Eure la veille ou le jour du 6 juin.
    À Carentan, j’ai pu photographier tous les hélicos de l’US Army présents sur l’hippodrome ; malheureusement, aucun n’a volé car c’était la journée dédiée à la maintenance. Aucun service d’ordre présent.
    À Cherbourg, j’ai pu photographier tout ce qu’il y avait sur le terrain, y compris les Hercules stationnés sur l’ex-base aéronavale ; tout cela depuis l’extérieur, évidemment – pas question de rentrer sur un terrain avec tant de mouvements d’avions.
    À Saint-André-de-l’Eure, idem : beaucoup de L-Birds facilement photographiables avec un téléobjectif de focale moyenne, sans besoin de fouler le parking.
    On pouvait rencontrer sans problème les équipages des avions dans le hall de l’aéroport de Cherbourg ; ils étaient tout à fait disponibles, à condition de parler anglais.
    Il y avait aussi les avions légers sur l’aérodrome de Falaise.
    Pour ces événements, il ne faut pas hésiter, quand on en a la possibilité, à bouger d’un aérodrome à l’autre : on a quelquefois de belles surprises.
    Le A-26 était très facilement photographiable depuis le parking des camions de carburant, ainsi que le P-51 et les deux Spits qui étaient au ras des barrières. Et je ne parle pas des deux Gulfstream tellement proches qu’il fallait se reculer pour les photographier ! Il y avait aussi un Hurricane et de nombreux C-47, un A-400M belge, un Falcon 10 de la Marine et d’autres machines plus petites.
    À surveiller pour le prochain anniversaire du D-Day !
    Cordialement,
    Philippe

      • Jean-Mi sur 12 décembre 2025 à 15 h 19 min
      • Répondre

      Idem.
      Merci pour ces précisions. Sincèrement, une fois encore.
      Malheureusement, cela confirme mon propos : il faut être spotter patenté et équipé en matériel lourd pour photographier (depuis l’autre côté d’un grillage surveillé par la police de l’air et différentes armées) des avions au parking qui ne sont pas accessibles. Sauf à connaître les points de spot qui vont bien. À Carpiquet, il y avait au meilleur point de spot une camionnette de gendarmerie et interdiction de se garer. À 300 m de là, sur le parking, le Spit et le P-47 de La Ferté, bâchés et attachés au sol… Sexy, non ? Interdiction d’approcher.
      Équipages accessibles dans l’aérogare à Cherbourg ? De même, il faut avoir le réflexe d’aller les débusquer là-bas !
      Ce n’est pas ce que j’appelle des avions visibles du public ! Et surtout pas du grand public qui a été maintenu dans le secret.
      Seuls les spotters sont au courant, via les réseaux, de ce genre de manip’ et prennent leur pied à photographier au téléobjectif des avions à 200 m de distance !
      Ce n’est pas ce que j’appelle commémorer un événement.
      De même à Falaise, j’avais entendu parler de cette base pour les avions légers, étant utilisateur de cet aérodrome depuis 30 ans. Mais le message était bien clair : c’est une base d’escale et de repos pour les avions, surtout pas une exposition accessible, ne venez pas mettre le bazar ! Et donc quasiment personne n’y est allé, et ici encore aucune image publique pouvant attirer du public ! Et ces avions légers ont eu interdiction de voler (en résumé…) et n’ont été vus nulle part.
      Y compris, une fois encore, au meeting « 80 ans d’Arromanches » qui aurait dû être le point de convergence de tous ces avions historiques s’il n’y avait qu’un seul endroit possible pour les montrer.
      Merci aux spotters d’avoir mis en ligne quelques images vues par d’autres spotters.
      Les milliers de personnes (grand public) passées par le camp Geronimo à Sainte-Mère-Église, sur les plages à se balader entre véhicules d’époque à Arromanches, Bernières, Pegasus Bridge, Omaha… Pas d’aviation.
      Les milliers de personnes sur la place de Sainte-Mère-Église : 4 Hercules passés une fois pleine balle en ouverture de 6 paras tombant d’un Pilatus PC-6. Superbe et pas facile à faire avec le vent, mais pas vraiment d’époque, non ? Ces milliers de « touristes » qui ont applaudi avec respect les centenaires vétérans ont tout vu du Débarquement sauf les avions d’époque.
      Ne vous inquiétez pas, ce n’est que de la frustration.
      Cordialement,
      Philippe G.

    • PHILIPPE GUERIN sur 12 décembre 2025 à 18 h 03 min
    • Répondre

    Re-bonjour,

    Une plaquette comportant des photos en couleurs a été publiée sous le titre Neptune 80 par un historien local, Mickaël Simon, couvrant cet événement.
    On y trouve de magnifiques photos en couleurs de cette commémoration, dont notre Atlantique 2 en vol.
    Cet historien avait aussi organisé, sur le parking devant l’aérogare de Cherbourg, une exposition rappelant l’usage de cet aérodrome par les Américains en 1944, avec des photos d’époque et d’autres contemporaines.
    Certains des Dakota vus à Cherbourg sont ensuite passés à La Ferté-Alais où l’on pouvait les voir de près, voire les visiter moyennant finance.
    Mais je suis d’accord avec vous : je suis spotter depuis 1970, avec l’équipement qui va bien, mais pour le grand public, je reconnais que c’est très frustrant de rester parqué derrière de hautes grilles.

    Cordialement,
    Philippe G.

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