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Mar 26 2013

Brigitte Bardot …sur MD.450 Ouragan

En dehors des publicités affichées en marge du blog, je ne présente généralement pas mes profils ici. Néanmoins, je me suis dit que celui-ci apporterait un sourire à certains…

France, MD.450 Ouragan No xxx, 2 EIV, BA 708 Meknès, juin 1957

© Gaëtan Marie / Bravo Bravo Aviation

Si le Dassault MD.450 Ouragan fut le premier chasseur à réaction français, il ne laissa pas un souvenir impérissable derrière lui. Quelques années après sa mise en service, il était déjà relégué à l’apprentissage, les Mystères II et IV l’ayant rapidement remplacé.

Celui-ci servait à l’entraînement à la BA 708 de Meknès au Maroc. Le personnel du 2e Escadron d’Instruction en Vol ne résista pas à la tentation de lui donner un nose-art en adéquation avec son code « BB » et l’affubla d’une magnifique Brigitte Bardot. Pour ma part, je n’ai pas résisté à l’envie d’en faire un profil! 🙂

© Gaëtan Marie.

© Gaëtan Marie / Bravo Bravo Aviation.

 

(3 commentaires)

  1. Michel Termier

    Bonjour, et merci pour ce splendide profil.

    Je réagis juste à la phrase « il ne laissa pas un souvenir impérissable derrière lui ».
    Lorsque cet avion commença à sortir, relativement tardivement vu les problèmes liés aux manques incroyables de l’époque, il fut instantanément comparé au NA F 86 Sabre qui était doté d’une aile en flèche, ce qui était un peu anachronique de la part des critiques (la France était encore ruinée).

    Il ne fut peut être pas le meilleur intercepteur possible, mais il eut l’occasion de faire la guerre en portant d’autres cocardes jusqu’en 1982 au moins. Il a servi Israël et l’Inde très brillamment. Il était excellent à basse altitude, ce qui n’est pas donné à tout le monde…

    Les Mystères sont des évolutions intelligentes de ce lointain descendant du Bloch 150. Et leur palmarès sont, à mon avis, impressionnants.

    1. Bertrand Brown

      Bonsoir,

      Merci pour ces compliments. Je suis parfaitement d’accord avec vos remarques, et je pense comme vous que l’Ouragan était une réussite étant donné les circonstances.

      Ma remarque ne portait pas sur les qualités de l’appareil mais plutôt sur le fait qu’il n’en reste pas grand chose aujourd’hui. On trouve assez peu de témoignages d’anciens pilotes et mécaniciens d’Ouragan, et la documentation n’est pas franchement abondante. Lorsque je créé un profil, j’essaie d’obtenir le plus de documentation possible et cela n’a pas été très facile avec l’Ouragan. Les publications sur cet avion se comptent sur les doigts d’une main!

      Dans les rares témoignages que j’ai trouvé, on retrouve exactement ce que vous décrivez: un avion qui n’était pas brillant (surtout comparé au F-86, mais même au F-84 pour l’attaque au sol), mais qui était sain, à l’aise à basse altitude et inspirait de la confiance aux pilotes.

      L’Ouragan fut surtout, d’un point de vue plus général, l’avion qui permit à l’aviation française de se remettre en selle après la guerre. S’il ne servit que peu de temps en escadron de chasse, c’est précisément parce qu’il fut victime de son succès: partant de l’Ouragan, Dassault développa les Mystères qui vinrent rapidement reléguer l’Ouragan au second plan.

    2. Bertrand Brown

      Et il est tout à fait vrai que la France ne s’était pas encore remis de la guerre au début des années 1950 (tout comme le reste de l’Europe). Trop de gens ignorent qu’en France le rationnement continua bien après l’armistice. Certaines denrées furent mêmes rationnées jusqu’en 1949!

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